L’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis a été créé en 2002 par le Conseil général. Unique en France, il a pour mission de lutter contre toutes les violences faites aux femmes, qu’elles soient verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles.
Les comportements sexistes, chez les filles comme chez les garçons, et la violence dans les relations amoureuses font aujourd’hui davantage réagir la société, les acteurs publics et le monde associatif. Le besoin d’actions de prévention en direction des jeunes ont conduit à la construction et à l’utilisation de nombreux outils en Seine-Saint-Denis.
Le Mouvement français pour le planning familial de la Seine-Saint-Denis (MFPF93) a été amené peu à peu à travailler ces questions avec les adolescents.
En 1983, Brigitte Broux est encore une jeune étudiante quand elle intègre comme juriste à mi-temps le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de la Seine-Saint-Denis (CIDFF 93). Après 20 ans au CIDFF 93, elle accepte la direction de SOS Femmes 93.
En 1994, Djamila Maïni décide avec son mari de créer Femmes actives, une association qui se destine à accompagner les femmes vers l’emploi, à leur redonner un statut et une dignité en valorisant et en adaptant leurs compétences aux besoins du marché. Ils souhaitent partir des savoir-faire des femmes des quartiers pour lancer une activité économique sous la forme d’une coopérative de services aux personnes.
Présentes là où les populations étrangères sont importantes et les nationalités nombreuses (pays du Maghreb, Mali, Turquie, pays d'Asie du sud-est, etc.), les associations de femmes-relais sont fréquentes en Seine-Saint-Denis. Leurs objectifs sont multiples et leurs activités, très diversifiées, s'adaptent aux demandes spécifiques des populations locales.